Floralis lance ImmunAlp, une business unit en immunotoxicologie

mercredi 11 juillet 2012

Description :

Floralis, filiale de valorisation de l'Université Joseph Fourier de Grenoble, est fière de présenter sa nouvelle Business Unit : ImmunAlp. Basée à Grenoble au cœur du bassin isérois, ImmunAlp est spécialisée à la fois dans les études de monitorage de la réponse immunitaire, et dans les tests de screening d'interactions cellulaires et moléculaires. Ces activités permettent ainsi d'anticiper les effets toxiques d'une substance sur la santé, et de distinguer les meilleurs candidats lors du développement d'une nouvelle substance.

Le projet ImmunAlp est né d'un constat de Patrice MARCHE, directeur d'équipe à l'Institut Albert Bonniot (équipe 8), d'un « besoin essentiel de pouvoir évaluer et anticiper une réponse immunitaire et inflammatoire, surtout sur le long terme ». Utilisateur d'un outil miniaturisé basé sur la technologie iSPR (imaging Surface Plasmon Resonance) permettant le screening efficace des interactions cellulaires et moléculaires, il a décidé de jouer sur les deux fronts et de créer une offre globale. L'offre d'ImmunAlp a par conséquent deux portées : d'une part scientifique, et d'autre part industrielle. Dans le cas présent, l'objectif d'après P. Marche est « d'aider les industriels à optimiser leur processus R&D en termes de temps et de coût, par un accompagnement conseil au niveau des choix thérapeutiques ou de réorientation stratégique ».

L'équipe d'ImmunAlp, experte en immunologie, propose une analyse globale - in vivo et in vitro - des effets à court et/ou long terme d'une substance ou d'une molécule sur le système immunitaire. Cette analyse est envisageable à la fois chez l'Homme, et chez l'animal notamment lors des essais précliniques, quelque soit le stade de développement de la molécule. L'outil innovant qu'ImmunAlp utilise lui apporte une réelle valeur ajoutée en permettant par des analyses multiparamétriques l'identification des meilleurs candidats (molécules, anticorps, protéines ...) plus rapide et à moindre frais. De plus, cet outil permet des analyses sur d'infimes quantités d'échantillons même non purifiés, répondant ainsi à un problème fréquemment rencontré par les immunologistes.

L'activité ImmunAlp, fruit de plusieurs collaborations entre l'équipe de P. Marche et des industriels, a profité du modèle original de la société de valorisation Floralis permettant l'accélération du transfert de technologie du laboratoire au marché industriel. Elle est ainsi née en janvier 2012. Rapidement, Valentine PANEL, manager, a pris en main les affaires d'ImmunAlp avec l'accompagnement de Floralis qui la soutient dans ses actions Marketing/Communication, Commerciales et Juridiques.

Un contexte économique et réglementaire en constante évolution
18 364 cas d'effets indésirables graves sur 31 780 au total ont été déclarés à l'Afssaps en 2010 par des Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRPV), et 20 620 par des laboratoires pharmaceutiques (Afssaps, Rapport d'activité. 2010). Face à ces chiffres, l'étude sur le long terme de la toxicité d'un médicament sur le système immunitaire s'avère donc être un moyen efficace de prévenir certains de ses effets indésirables et éviterait ainsi son retrait du marché. A savoir qu'en France, le nombre de retraits ou de suspensions est passé de 4 à 11 entre 2009 et 2010. De même, évaluer cette immunotoxicité dès les essais précliniques assurerait davantage les chances de succès d'une molécule candidat dans son processus de commercialisation. Un point non négligeable surtout lorsque l'on sait que seulement 1 molécule sur 10 000 criblées est commercialisée (LEEM, R&D clinique. 2012). D'un point de vue économique, l'immunotoxicologie éviterait aux industries pharmaceutiques d'investir à perte dans le développement d'une nouvelle molécule où les montants peuvent atteindre les 800 millions d'euros. D'autant plus que la commercialisation d'un produit est sensée rembourser 5 produits non entièrement développés (LEEM, De la molécule au médicament. 2011).

L'activité de la BU suit de près la ligne directrice de l'ICH (International Conference on Harmonisation) du Canada publiée en 2003 qui préconise aux organismes de réglementation Américains, Européens et Japonais la manière adéquate d'évaluer, au stade préclinique, la sécurité des biopharmaceutiques ; une ligne directrice par la suite complétée par les agences internationales.

Outre les enjeux économiques et réglementaires complexes précédemment exposés, les tests d'immunotoxicité sur des substances en développement ont un réel intérêt pour la santé en elle-même. La toxicité d'une substance peut entrainer bon nombre d'effets indésirables sur le système immunitaire comme par exemple la suppression de la réponse immunitaire ou au contraire sa sur-activation, des maladies auto-immunes et des allergies. ImmunAlp apporte ainsi une expertise objective dans l'évaluation des propriétés toxiques d'une molécule.

ImmunAlp ambitionne d'être un partenaire incontournable d'un marché grandissant dans le domaine de l'immunogénéicité et l'immunotoxicité. Cet objectif se base sur les demandes clients en cours de négociation ainsi que les projets académiques soumis (ANR, Projets européens, etc.). Valentine PANEL nous confie : « en 6 mois d'activité, ImmunAlp a su séduire divers clients, intéressés par l'approche innovante de l'évaluation des réponses immunitaires et inflammatoires que l'on propose ». ImmunAlp compte à ce jour une douzaine de collaborations, et a déjà réalisé une dizaine de prestations industrielles. L'équipe d'ImmunAlp, « consciente de l'évolution constante du marché », mène actuellement une enquête* sur le thème de l'immunotoxicologie. « Soucieux de répondre au mieux aux besoins de notre clientèle, cette enquête nous permettra de mieux comprendre la demande du marché » finit par nous livrer la manager d'ImmunAlp.

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