Deinove annonce le financement de son projet Deinobiotics à hauteur de 1,35 millions d'euros par Oseo Innovation, la Région Languedoc-Roussillon, le FUI et le Feder

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Deinove annonce le financement de son projet Deinobiotics à hauteur de 1,35 millions d'euros par Oseo Innovation, la Région Languedoc-Roussillon, le FUI et le Feder
lundi 15 novembre 2010Description
Deinove (Paris: ALDEI), entreprise de technologies vertes spécialiste mondial des bactéries déinocoques appliquées aux biocarburants, à la chimie verte et aux antibiotiques, annonce aujourd'hui avoir obtenu une aide globale pour son projet Deinobiotics d'un montant de 1,35 millions d'euros, sous forme de subvention et d'avances remboursables.

Ce projet, accompagné et labellisé par le pôle Eurobiomed et sélectionné dans le cadre du 9ème appel à projet des pôles de compétitivité (Fonds Unique Interministériel - FUI), rassemble, autour de Deinove comme chef de file, Nosopharm, Jeune Entreprise Innovante de la région Languedoc-Roussillon spécialisée dans la recherche de nouveaux antibiotiques, le CPBS (Centre d'études d'agents Pathogènes et Biotechnologies pour la Santé), laboratoire CNRS-Université de Montpellier 1 et l'Institut de Génomique Structurale (CNRS Marseille).

L'aide sera répartie entre les partenaires à raison de 0,7 million d'euros en subvention et avances remboursables d'Oseo, de la Région et du Feder pour Deinove, 0,11 million d'euros pour Nosopharm, 0,2 million d'euros pour l'IGS-CNRS Marseille et 0,34 million d'euros pour le CPBS (CNRS-Université de Montpellier 1), ces trois partenaires recevant l'aide sous forme de subvention du FUI.

Deinove détient les droits d'exploitation exclusifs et mondiaux des résultats du projet Deinobiotics, que la société entend valoriser ultérieurement par une licence exclusive à un laboratoire pharmaceutique.

Les instances de santé publique sont aujourd'hui confrontées à une crise antibiotique majeure, en raison de l'accroissement fulgurant des résistances bactériennes aux antibiotiques traditionnels et du très faible nombre de nouveaux médicaments disponibles.

Le Professeur Vincent Jarlier, Bactériologiste médical à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière de Paris indique « Nous sommes désormais dans une impasse thérapeutique concernant de nombreuses infections graves. Il est impératif de développer de nouveaux antibiotiques ».

Le projet Deinobiotics vise à explorer le potentiel de la collection de bactéries rares de Deinove pour la production d'antibiotiques (contre les bactéries pathogènes multi-résistantes de type Gram négatif) et d'antifongiques.

Deinococcus sp et divers autres genres rares sont largement sous-étudiés et sous-exploités, alors que les bactéries sont parmi les producteurs d'antibiotiques les plus performants du monde vivant et qu'elles pourraient présenter, à l'instar des Actinomycètes rares -l'une des sources bactériennes d'antibiotiques la plus productive à ce jour- un très fort potentiel d'accès à des structures antibiotiques et à des molécules d'intérêt thérapeutique nouvelles.

Le Professeur Pierre Dellamonica, Chef de Service Infectiologie au CHU de Nice, Membre du Comité National de Suivi du Plan pour préserver l'efficacité des antibiotiques et expert du Conseil Stratégique des Projets d'Eurobiomed souligne : «L'innovation dans le domaine des antibiotiques est indispensable et doit être encouragée, car nous prescrivons de plus en plus les antibiotiques de réserve.

De nouvelles cibles doivent être trouvées pour ne pas aller vers des innovations à la marge en travaillant sur les classes existantes. La coalition formée par Deinove et ses partenaires revient aux fondamentaux de la recherche antibiotique pour renouveler l'arsenal de nouveaux composés : c'est ce qui fait tout l'intérêt du projet Deinobiotics.»

« Nous sommes très heureux qu'OSEO, la Région Languedoc-Roussillon et le FEDER, ainsi que le FUI (Fonds Unique Interministériel) pour nos partenaires, nous soutiennent dans ce projet répondant à un très fort besoin sociétal et médical.

Deinove avait annoncé ces avancées dans le domaine antibiotique lors de son introduction en bourse en avril dernier et la société continue ainsi à déployer son business plan comme prévu », indique Jacques Biton, Directeur Général de Deinove.

Deinobiotics prend le relais du premier volet du programme antibiotiques de Deinove, Deinopharm, visant les antibiotiques actifs contre les bactéries pathogènes de type Gram positif, et qui bénéficie déjà d'un soutien de 0,4 million euros d'avances remboursables d'OSEO Innovation et de la Région Languedoc-Roussillon.

Les résultats obtenus au sein de Deinopharm confirment d'ores et déjà le fort potentiel de la collection microbienne de Deinove pour la production d'antibiotiques nouveaux.

Le Projet Deinobiotics est co-financé par l'Union européenne. L'Europe s'engage en Languedoc-Roussillon avec le Fonds européen de développement régional (FEDER)

A propos des antibiotiques

Les maladies infectieuses demeurent la première cause de mortalité à travers le monde1. Les infections nosocomiales touchent près de 2 millions de personnes par an aux USA2 et 5 millions dans l'Union Européenne3, avec un taux de mortalité de 5%, soit près de 285 000 décès par an. Le marché mondial des antibiotiques totalise actuellement des ventes de plus de 30 milliards $, et devrait croître jusqu'à 45 milliards $ d'ici 20124.

Il se caractérise par l'urgence de développer un nouvel arsenal thérapeutique, à cause de la recrudescence des infections nosocomiales Gram-négatifs multi-résistants et de l'émergence de nouvelles pathologies infectieuses.

Deinococcus sp et les bactéries rares et résistantes en général sont largement sous-étudiées et sous-exploitées, alors même qu'elles pourraient présenter, à l'instar des Actinomycètes rares, l'une des sources bactériennes d'antibiotiques la plus productive à ce jour.

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